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Le formidable marché qu’offrait cette émigration massive a été exploité semble-t-il à la fois par les compagnies de transport maritime et par quelques hommes d’affaires, aux idées plus ou moins philanthropes. Les premières voyaient dans cet afflux de passagers l’accroissement de leur activité et la rentabilité de leur entreprise. C’est pourquoi elles engageaient des agents chargés de faciliter les démarches de réservation et d’embarquement, jusque dans les campagnes les plus reculées et de proposer « des facilités de paiement ». La distribution de concessions proposée par plusieurs pays et principalement l’Argentine a donné des idées à quelques hommes entreprenants qui se sont transformés en entremetteurs. Ayant réussi à se réserver d’immenses concessions ou des promesses de concession en vue d’une colonisation, ils proposaient dans nos provinces, sous forme de contrats, l’accession à la propriété de parcelles dans ces concessions. Ils n’hésitaient pas à jalonner le pays pour proposer des contrats de colonisation. Si leurs démarches avaient un but lucratif, elles étaient assorties d’un idéal philanthrope. Ces hommes ont convaincu bon nombre de paysans les entraînant vers l’aventure. S’il y a eu quelques échecs, il y a eu aussi des succès. 116 pages
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BULLETIN n° 4 - année 2007